Cette chose qui te pervertie, anéantie toute ta vie. Tes yeux cernés de noir sont la preuve de ton départ. Tu aimais tellement rêver, tu disais qu'un jour tu trouverais la force de t'évader. Quelque part ton souhait c'est réalisé. Allongée sur le sol glacé ton ventre convulsé, tu entends arriver ses pas mais perds le son de sa voix...Regarde moi ! T'avais pas le droit de faire ça, tu peux pas partir sans moi surtout pas comme ça! Ton cadavre déambulant parmi les gens ces derniers mois était le vestiges d'un ancien toi, partis sans moi. On ne peut être nous sans toi, moi je m'immisçais en toi créant un nous, créant un tout. Mais elle est venue en toi, pour s'amuser, pour goûter, finalement pour régner. Tu t'injectais sa présence malsaine appréciée, tolérée, puis détestée. Ton nez finis par saigner ton c½ur se calmer, tes mains tremblaient quand la présence devenait absence , et finalement tes yeux se sont fermés alors que tes doigts restaient crispés sur la seringue implantée. Elle était chaire sanglante ta drogue, ce que tu as fais pour te la procurer personne ne le sait, personne ne saurait accepter. Le liquide de l'homme inconnu payant pour 10 minutes de bon temps affluait dans ta bouche aujourd'hui plus morte que lui. Ton bras purulent te rongeait et la présence tant souhaité finit pas ce qu'elle avait procuré en premier, la délivrance d'un monde qui t'éc½urait.


